mardi 27 novembre 2012

Les fonds dits globaux constituent une piste intéressante pour miser sur l’essor de l’économie mondiale

L'investisseur pense souvent local, mais la diversifica- tion dans le monde a un grand intérêt », souligne Jean-François Bay, directeur géné- ral de Morningstar. Quel boursier n’a rêvé du placement lui permet- tant de miser sur le développe- ment de l’économie mondiale ? Un « tout en un » permettant d’acheter la planète Bourse. « Quand on a une thématique inté- ressante, c’est dommage de ne pas la gérer au niveau mondial », ajou- te Brice Anger, directeur du déve- loppement de M&G Investments.
Les fonds globaux, souvent flexibles, laissent une grande mar- ge de manœuvre au gérant. Mixtes et diversifiés, ils regroupent majo- ritairement des actions, quelque- fois des obligations et des réserves en liquidités ou en or. Ils peuvent aussi bien constituer le socle d’un gros portefeuille qu’une première brique pour un débutant.
Et les performances sont au ren- dez-vous. Les meilleurs fonds ont profité de l’embellie des marchés financiers cet été et ont, dans l’en- semble, bien résisté ces dernières années. La catégorie actions inter-
nationales grandes capitalisations mixtes de Morningstar gagne ain- si 12,5 % depuis janvier 2012, 17,4 % sur un an et 10,1 % sur trois ans.
Eplucher les frais
Les actions internationales flexi- bles s’octroient respectivement 11,3%, 12,9% et 9% sur les mêmes périodes. Ces fonds globaux cher- chent à optimiser le rendement à long terme, aussi bien par les divi- dendes perçus que par l’apprécia- tion des cours. « Le gérant dispose d’un mandat particulièrement sou- ple, qui lui permet d’investir sur tou- tes les catégories d’actifs. Il peut s’inscrire dans une logique patri- moniale en jouant la sécurité, quit- te à être moins performant », souli- gne Frédéric Picard, président de myFlow, une société de conseil en allocations.
Les fonds les moins risqués affi- chent des performances honora- bles, comme Amundi Internatio- nal (+ 14,3 % sur un an) investi à 87 % en actions et 6,3 % en liquidi- tés pour amortir les chocs ou Car- mignac Profil Réactif 100 (+ 14,9 % sur un an). Certains font même un
carton : Global Dividend Fund de M&G (+ 20,7 % en un an), qui, com- me son nom l’indique, joue la thé- matique des rendements. « Nous recherchons les sociétés qui vont augmenter leur dividende dans la durée : 200 entreprises répondent à nos critères dans le monde, nous en avons choisi 50 », explique M. Anger.
Les investisseurs prêts à pren- dre davantage de risques se tourne- ront vers des fonds fortement investis dans des actions, y com- pris des pays émergents. Les plus performants gagnent 21 % à 24 % en un an : Goldman Sachs Global Equity Partners est investi à 98 % en actions à plus de 52 % américai- nes, BNY Mellon Global Opportuni- ties (92,3 % en actions surtout américaines et européennes) ou JPM Global Select Equity (97 % en actions, dont 16 % asiatiques).
Avant de choisir, épluchez les frais. « Il faut regarder les frais variables, notamment les commis- sions de surperformance », recom- mande M. Bay. Sous peine de rogner la performance potentielle de votre investissement. (Source : Le Monde)
Franck Pauly 


mercredi 14 novembre 2012

Le crédit entre particuliers séduit les internautes


Un an après son lancement, Prêt d’Union, la plate-forme Internet de crédit de parti-
culier à particulier a reçu l’équiva- lent de 1 milliard d’euros de demandes de crédit et atteint un rythme d’octroi de prêt de 1,5 million d’euros à 2 millions d’euros par mois. Elle affiche ainsi un encours de crédit total de 10 millions d’euros. « Cela corres- pond à une multiplication par plus de sept en dix mois », se féli- cite Charles Egly, président et cofondateur de Prêt d’Union. « A l’avenir, nous souhaitons croître de plus de 20 % par mois pour attein- dre le cap des 10 millions d’euros de crédit octroyés mensuellement d’ici à fin 2013 », précise-t-il.
Hausse du budget marketing
Pour ce faire, la plate-forme de crédit compte augmenter de plus de 10 % par mois son budget marketing, de 100.000 euros actuellement. Cet investisse- ment lui a déjà permis d’accroître sa notoriété et d’élargir sa base de clientèle très francilienne. L’Ile- de-France ne représente plus que 22 % des emprunteurs et les seniors commencent à rejoindre une population encore majori- taire de 30-40 ans.
Prêt d’Union compte aussi tirer partie de la rareté de l’offre de crédit amortissable pour les prêts inférieurs à 5.000 euros. Ses crédits servent en effet à financer l’acquisition d’un véhicule (30 % des crédits), des travaux d’amélioration de l’habitat (25 %) ou des dépenses d’équipement. Alors que l’essentiel de l’offre existante pour ce type d’investis- sement consiste en des crédits renouvelables coûteux pour l’emprunteur, la plate-forme de crédit propose des prêts dont le taux est « deux à trois fois moins cher puisqu’il atteint 7 % pour un montant de 4.500 euros », souli- gne Charles Egly. Pour attirer davantage de clients, Prêt d’Union a enrichi son offre d’un crédit remboursable en deux ans seulement, en plus des périodes de trois à cinq ans, et augmenté le montant maximum de crédit de 19.500 euros à 30.000 euros.
La plate-forme ne craint pas de manquer de prêteurs pour assu- rer son développement. D’une part parce que sa politique stricte d’octroi lui permet de limiter les défauts de paiement et l’impact sur la rémunération des prêteurs (il est de 0,2 % seulement aujourd’hui). D’autre part parce que cette rémunération est parti- culièrement attractive en période de taux bas, puisqu’elle varie entre 4 % et 5,5 % brut.
N(Source : lesEchos)

mardi 31 juillet 2012

Libor : Deutsche Bank confirme l'implication de quelques employés


Après des semaines de silence sur le scandale de manipulation du taux interbancaire Libor, Deutsche Bank a confirmé mardi que quelques-uns de ses employés étaient impliqués dans l'affaire mais a assuré qu'ils avaient "agi de leur propre chef".
Ces employés "n'ont pas respecté les règles de la banque" et "des mesures ont été prises" à leur encontre, a déclaré le groupe dans une lettre adressée à son personnel, laissant entendre qu'ils ont déjà été licenciés, ou suspendus. (Source : boursorama.com)

Illustration de la semaine


Twitter lance le «cashtag» pour suivre les cours de Bourse


$, le nouveau symbole de Twitter, permet de consulter en temps réel les discussions sur le cours de Bourse des entreprises. L'idée avait en fait déjà été lancée en 2008 par le site de microblogging Stocktwits, qui critique l'initiative. (Source : lesechos.fr)

Alpha Bank dépose une offre sur Emporiki, filiale grecque de Crédit agricole

L'établissement a, en revanche, réfuté les informations de presse selon lesquelles un accord aurait déjà été trouvé entre les deux parties. Alpha Bank indique, dans son communiqué, qu'un "recours limité aux fonds publics" devrait être possible en cas de concrétisation de la transaction, sans plus de précision.
Début juillet, la Banque nationale de Grèce, premier établissement commercial du pays, avait confirmé avoir des discussions avec Crédit Agricole au sujet d'Emporiki. Une source bancaire avait alors indiqué que des pourparlers étaient également engagés Alpha Bank et Eurobank EFG.
Depuis 2008, Emporiki est une source d'inquiétude constante pour les marchés, qui voient d'un mauvais œil ce lien avec l'économie la plus sinistrée de la zone euro. Banque moyenne en Grèce, Emporiki a coûté au Crédit Agricole plus de dix milliards d'euros depuis sa prise de contrôle en 2006, en comptant le coût d'acquisition, les pertes comptables et les augmentations de capital. (Source : lemonde.fr)

lundi 30 juillet 2012

Prévisions du 2ème trimestre BNPP, SG selon le consensus Bloomberg


KKR double ses résultats au deuxième trimestre


KKR, numéro trois mondial du capital-investissement a multiplié par deux ses bénéfices sur le deuxième trimestre, à 520 millions de dollars, par rapport à 2011, selon Les Echos. Le montant des actifs sous gestion de KKR s'établissait à 61,5 milliards de dollars à la fin juin. (Source : agefi.fr)

Scandale financier en Iran : quatre personnes condamnées à mort

Le scandale a vu un petit groupe privé recevoir, grâce à de fausses lettres de crédit obtenues par corruption ou trafic d'influence, d'énormes prêts des banques d'Etat pour racheter plusieurs grandes entreprises publiques. Le montant total de l'escroquerie aux dépens de plusieurs grandes banques iraniennes avait été estimé à l'époque à 2,6 milliards de dollars. (Source : lemonde.fr)

Europe : la dette des collectivités locales atteindra 1.500 milliards d'euros fin 2012


Selon l'agence de notation Standard & Poor's, les collectivités locales emprunteront 27% de plus qu'en 2011. En Espagne, le montant emprunté doublera d'une année sur l'autre. En France, il varierait peu d'une année sur l'autre. (Source : lesechos.fr)

Euro : les gouvernements sont prêts à agir avec la BCE, selon Juncker


Le président de l'Eurogroupe a affirmé dimanche dans une interview au Figaro que les 17 étaient prêts à activer le fonds de sauvetage (FESF). (Source : liberation.fr)

Le gouvernement britannique lance le chantier du Libor


Un premier projet de réforme du Libor est attendu pour la fin de l'été et un point d'étape est prévu pour le 12 août. Le directeur général du régulateur britannique du FSA, Martin Wheatley, est chargé de formuler des recommandations pour revoir le dispositif de fixation de ce taux interbancaire au cœur d'un scandale de manipulations. Il devra, en outre, identifier les conséquences de cette réforme en matière de stabilité financière et prévoir un processus de transition. (Source : latribune.fr)

Les banques françaises gèrent la baisse du levier

Pas de miracle à attendre du côté des banques françaises. La Société Générale ouvre le 1er août le bal des publications des résultats du deuxième trimestre, suivie le lendemain par BNP Paribas et Natixis, tandis que Crédit Agricole SA fermera la marche le 28 août. Alors que les revenus des activités de banque de financement et d'investissement s'afficheront en baisse, les investisseurs devraient se concentrer sur les conséquences du changement de modèle à l'oeuvre dans les établissements de crédit.
Le consensus des analystes anticipe 1,65 milliard de résultat net au deuxième trimestre pour BNP Paribas, 588 millions pour la Société Générale et 351 millions chez Natixis. Après les mauvais chiffres des banques américaines, le produit net bancaire dans la BFI devrait s'inscrire en recul de 30% environ. Dans la banque de détail, «nous nous attendons à des revenus stables ou en légère baisse», indique l'analyste de Deutsche Bank. Quant à la remontée du coût du risque, elle n'apparaît pas à ce stade comme un sujet de préoccupation majeur chez les analystes, à l'exclusion du dossier grec.
Quelques éléments exceptionnels devraient brouiller la lecture des comptes. La réévaluation de la dette propre des banques françaises, liée à l'écartement des CDS, se traduira par des gains. La Société Générale pourrait aussi dégager une plus-value sur la vente de ses parts dans le London Metal Exchange. Chez CASA, en revanche, les cessions de Cheuvreux et de CLSA seront comptabilisées fin 2012 et en 2013. Pour les deux banques, et particulièrement le Crédit Agricole, l'évolution de leurs filiales grecques, avec l'hypothèse de provisions supplémentaires, sera surveillée de près. (Source : agefi.fr)

vendredi 27 juillet 2012

Dette publique: la Bundesbank reste opposée au rachat d'obligations par la BCE


La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d'obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole.
En revanche, la Bundesbank estime "non problématique" que le fonds de secours européen temporaire, le FESF, puisse racheter de la dette publique car le FESF "n'est pas une banque centrale", a ajouté le porte-parole. (Source : yahoo.com)

jeudi 26 juillet 2012

Les fonds monétaires américains fuient l'Europe


Les fonds monétaires américains délaissent de plus en plus les actifs de la zone euro. Selon les dernières statistiques de Fitch, les dix plus grands fonds monétaires américains, qui gèrent 614 milliards de dollars d'actifs, ont réduit en juin de 33 % par rapport au mois de mai, leur exposition aux banques de la zone euro. Les titres des banques de la zone euro ne représentent désormais plus que 8 % de l'ensemble des actifs détenus par ces dix fonds. Il s'agit d'un plus bas niveau historique depuis 2006, date à laquelle Fitch a commencé son suivi. La fuite des fonds monétaires américains de la zone euro avait provoqué, l'été dernier, une crise de liquidités des banques sans précédent.
Ce désengagement reflète toujours une défiance à l'égard des banques de la zone euro. Mais pas seulement. Les établissements financiers et régulateurs européens ont aussi choisi de réduire la dépendance à cette source de financement, jugée trop instable. Société Générale s'était notamment fixé l'objectif de ne plus dépendre des fonds américains d'ici la fin de l'année dernière.

Exposition au plus bas

Au total, les fonds monétaires américains ont réduit leur exposition aux Pays-Bas de 41 % en juin, à la France de 28 % et à l'Allemagne de 26 %. Hors zone euro, les banques britanniques ont aussi été touchées. Les fonds américains ont transféré ces liquidités dans les banques des pays plus sûrs, comme le Japon et les pays nordiques, qui ont vu leur allocation croître respectivement de 11 et 15 %.
Les emprunts d'Etat et titres américains, dont les taux sont particulièrement bas à l'heure actuelle, bénéficient aussi d'un regain d'intérêt. Signe de l'aversion au risque, ils constituent désormais 20 % des actifs détenus par les fonds monétaires domestiques.
Deutsche Bank est la seule banque de la zone euro présente dans le Top 15 à la fin juin, selon Fitch. Ce classement est composée en majorité de banques australiennes, canadiennes et japonaises. (Source : lesechos.fr)

Le high yield européen fait face à 180 milliards de dollars de dettes exigibles d'ici à 2014


Les émetteurs de dette high yield vont devoir faire face à de lourdes échéances de remboursement d'ici à deux ans dans un environnement économique dégradé, et sur fond de tensions persistantes sur le crédit bancaire. Près de 180 milliards de dollars (150 milliards d'euros) de dettes de sociétés dites "speculative grade" arriveront à échéance en 2013 et 2014 dans la région EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique), selon une étude publiée par Moody's. La moitié du montant total pèse uniquement sur 27 sociétés. L'étude porte sur 272 sociétés non financières qui ont émis pour 663 milliards de dollars de dette bancaire et obligataire et dont 55% devront être remboursés entre 2013 et 2016. (Source : agefi.fr)

Mario Draghi redonne de l'espoir aux bourses


La déclaration du Président de la BCE, qui se dit prêt à tout pour sauver l'euro, a déclenché une réaction positive des bourses, notamment à Paris et à Madrid.
Les propos de Draghi interviennent au lendemain de ceux d'Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, qui a estimé qu'"il y a des arguments favorables" à l'octroi d'une licence bancaire au Mécanisme européen de stabilité (MES), futur fonds de secours de la zone euro, lui permettant d'emprunter directement à la BCE. "Le fait qu'il y ait plusieurs déclarations de responsables de la BCE est important pour le marché", rappelle M. Baradez. (Source lexpansion.com)

Les opérations de LBO au point mort en France


En France, l'activité a chuté de 98 % à seulement 200 millions d'euros et de 55 % en nombre d'opérations au premier semestre, selon Dealogic. Plusieurs cessions ont dû être annulées, ou au mieux reportées. Les prix ont pourtant commencé à baisser, d'après l'indice Argos. (Source : lesechos.fr)

Grande-Bretagne: Le PIB en recul de 0,7%


L'économie britannique s'est contractée bien plus que prévu au deuxième trimestre 2012. La météo particulièrement humide et les jours fériés supplémentaires liés au jubilé de la reine ont pesé sur une activité déjà plombée par la crise de la dette de la zone euro et l'austérité budgétaire.

Deuxième récession en quatre ans

Selon les chiffres publiés mercredi par l'Office national des statistiques (ONS), le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne a reculé de 0,7% d'un trimestre à l'autre après un repli de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année; les économistes prévoyaient en moyenne un recul de 0,2%. Le pays est entré à la fin de 2011 dans sa deuxième récession en quatre ans et a désormais enchaîné trois trimestres consécutifs de contraction. Sur un an, la baisse du PIB est de 0,8%, soit la plus forte depuis les trois derniers mois de 2009.  (Source : 20minutes.fr)

Nomura : le patron, éclaboussé par un scandale, démissionne



Le PDG du groupe japonais de services financiers Nomura, Kenichi Watanabe, a démissionné jeudi 26 juillet pour prendre ses responsabilités dans un scandale de délits d'initié, selon Reuters qui cite plusieurs sources proches du dossier. L'agence confirme ainsi des informations du quotidien Nikkei
Fin juin, Nomura avait déjà sanctionné M. Watanabe en réduisant son salaire de 50 % pendant six mois. Mais, selon le Nikkei, le conseil d'administration du groupe a finalement jugé que des mesures plus radicales étaient nécessaires pour redorer le blason de la maison après le scandale.(Source : lemonde.fr)

Le bénéfice net de Santander en chute libre au 2 e trimestre


Les apparences sont parfois trompeuses. Et il y a assurément de quoi s'affoler en entendant la banque espagnole Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation, annoncer une chute de 92,8 % de son bénéfice net au deuxième trimestre. Celui-ci atteint 100 millions d'euros un chiffre nettement inférieur aux 1,404 milliard d'euros que les analystes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient. Sur l'ensemble du semestre la baisse du bénéfice net atteint 51 %.
Si la situation de la banque espagnole est assurément mauvaise, ce qui a conduit les agences de notation a dégrader sa notecomme celles des principaux établissements espagnols, il faut cependant raison garder. la chute du bénéfice net de Santander s'explique avant tout par les pressions exercées par les autorités espagnoles pour inciter l'établissement à réaliser d'importantes provisions. Sans cela, assure la direction de Santander, le bénéfice aurait été de 12,503 milliards d'euros et aurait donc progressé de 6%. (Source : lesechos.fr)

Les banques européennes maintiennent le robinet du crédit sous contrainte

Les injections massives de liquidités de la BCE n'y ont rien fait. Les banques européennes resserrent le robinet du crédit. L'enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne sur la distribution de crédit bancaire, publiée hier, montre en effet que les banques de la zone euro ont encore durci leurs conditions de financement aux entreprises et aux particuliers au cours du deuxième trimestre. Dans le même temps, la demande de prêts a continué de se replier, signe que la confiance des ménages et des entreprises n'est pas là.
Ces deux tendances de fond devraient se poursuivre au troisième trimestre, si l'on en croit les 130 banques de la zone euro interrogées par la BCE entre le 21 juin et le 5 juillet. Dans le détail, il ressort de l'enquête que 10% en solde net des banques participantes ont resserré leurs conditions de crédit au cours de la période allant d'avril à juin contre 9% au premier trimestre. Les analystes de BNP Paribas CIB jugent les chiffres sur l'octroi de crédit pour le deuxième trimestre un peu décevants à la lumière des anticipations favorables qui avaient été avancées lors du précédent sondage de la BCE.
Du point de vue de la demande, les données sont en revanche un peu plus encourageantes. Un quart des banques interrogées ont fait part d'une baisse des demandes de prêts des entreprises alors que le solde était de -30 en avril. La demande de prêts immobiliers aux particuliers a quant à elle continué de baisser (-21 en net) à comparer avec une chute de -43 pour le premier trimestre. Les établissements de crédit indiquent aussi que la crise de la dette souveraine a davantage pesé sur les conditions de financement au deuxième trimestre que lors du premier.
Autre enseignement: en juillet 3% des banques ont admis que leurs propres difficultés de liquidités avaient justifié un durcissement de leurs conditions de prêts aux entreprises contre 2 % des banques interrogées en avril.
Pour les analystes de Citi, cette étude suggère que la Banque centrale européenne va devoir prendre des mesures additionnelles pour améliorer la situation. De quoi porter encore davantage les regards vers l'institution dirigée Mario Draghi qui apparaît plus que jamais comme l'ultime rempart pour sauver la zone euro du marasme. (Source : agefi.fr)

mercredi 25 juillet 2012

Moody's abaisse la perspective de 17 banques allemandes


L’agence de notation financière Moody’s a abaissé mercredi de«stable» à «négative» la perspective pour 17 banques allemandes et plusieurs de leurs filiales, deux jours après avoir rétrogradé celle de l’Etat allemand sur fond d’incertitudes au sujet de la zone euro.
Les établissements visés, parmi lesquels figurent KB Deutsche Industriebank et Deutsche Postbank, sont ceux dont l'évaluation financière dépendait du «soutien de l’Etat fédéral allemand et/ou des Länder et des communes», a expliqué l’agence dans un communiqué.
Lundi, Moody’s avait notamment abaissé de «stable à négative» la perspective de l’Allemagne en raison du «fardeau» que de nouvelles aides versées aux pays de la zone euro en difficulté feraient peser sur l'économie du pays.
En prenant cette décision, l’agence laissait entendre qu’elle n’excluait pas de priver la première économie européenne de la note Aaa, la meilleure possible, censée lui permettre d’emprunter sur les marchés aux plus bas taux.
Berlin avait aussitôt réagi en assurant que l’Allemagne continuerait d'être «l’ancre de stabilité» de la zone euro où plusieurs pays (Grèce, Irlande, Portugal) ne peuvent plus se financer à bas coûts auprès des marchés et ont dû faire appel à des bailleurs de fonds internationaux.
A la suite de cette décision, l’agence Moody’s avait abaissé mardi la perspective du Fonds de secours européen, le FESF, dont l’Allemagne est le premier contributeur. (Source ; liberation.fr)

Bâle III : les banques allemandes demandent un report d'un an

La Fédération allemande du crédit, regroupant cinq fédérations bancaires, a demandé mercredi 25 juillet dans un communiqué que soit reportée d'un an, au 1er janvier 2014, la mise en oeuvre de la nouvelle et plus stricte réglementation du secteur, dite "Bâle III". (Source : latribune.fr)